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  • lucieschrimpf

Exposition "Sorcières : rites, croyances et persécutions en Alsace"


Je vous en ai parlé sur Instagram et Facebook ces derniers jours : j'ai été invitée à exposer mes tableaux pour l'exposition à la Maison rurale de l'Outre-forêt sur les Sorcières en Alsace. L'exposition est d'ailleurs passée au journal régional dont voici l'extrait du 19/20 du 6 février 2022 sur France 3 !



Peinture d'une sorcière
Peinture d'une sorcière à l'huile - Lucie Schrimpf

J'étais impatiente de me rendre à la journée de rencontre organisée par les membres de la Maison rurale pour présenter mes tableaux et parler de mon attachement au personnage de la sorcière. J'ai d'ailleurs pu présenter ma dernière peinture à l'huile "Polisson" que voici ci-contre. Merci d'ailleurs à ceux qui ont adopté mes sorcières lors de cette journée !


C'était également pour moi l'occasion de voir la magnifique collection d'objets et de curiosités de M. Heidinger et d'en apprendre d'avantage sur les croyances alsaciennes pour enrichir mes travaux futurs.


J'ai découvert que presque chaque village alsacien a sa légende de sorcière : Bouxwiller, Keskastel, Müsloch... Si ces histoires enrichissent notre folklore aujourd'hui, elles avaient des conséquences dramatiques au XVIème siècle pour celles qui en faisaient l'objet : les femmes dont on se méfiait, celles qu'on jalousait, qui dérangeaient, celles qui ne dépendaient d'aucune autorité masculine, parfois âgées, veuves ou célibataires. Dans les explications approfondies de Monsieur Zipper, qui nous a guidé à travers l'exposition et la Maison rurale, on prend conscience de l'ancrage des croyances autour des sorcières dont on retrouve les traces jusque dans l'architecture des maisons alsaciennes : charpentes, murs et portails portent encore des inscriptions, des gravures et des sculptures qui visaient à se protéger des maléfices de celles qu'on soupçonnait de sorcellerie. Etaient également utilisés des petits rituels, des prières et des objets religieux voire ésotériques dont l'Eglise faisait commerce.


J'ai été impressionnée par le nombre de gravures et de documents d'époque évoqués dans l'exposition qui mettent en lumière une société qui se méfie des femmes. Une méfiance nourrie par les autorités laïques et religieuses qui, malgré la fin des bûchers et de l'inquisition, ont continué à transmettre des superstitions autour de la sorcellerie jusqu'à notre époque dans certaines communes, ayant pour conséquence l'exclusion des personnes visées. Voir également cette vidéo sur le sujet.

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